Cuba vs USA : si loin, si proches

Terre lointaine d’aventure, d’utopie, de rebelles et de héros révolutionnaires pour les uns, de dictateurs pour les autres, Cuba est faite de contrastes et de paradoxes, brûlant en tout endroit et en tout moment. L’histoire complexe et tourmentée de Cubas a évolué au fil des ans et l’un des principaux facteurs qui l’ont influencé est sa relation avec les États-Unis. Une histoire d’extrêmes, d’amour et de haine, d’attraction et de rejet. Après avoir été complices et passionnées pendant des décennies, leurs relations sont devenues extrêmes et totalement bloquées depuis le début des années 1960. En 2015, un peu d’espoir est né avec le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays et avec la capacité, pour les citoyens américains, de visiter l’île à nouveau, dont ils avaient été bannis pendant plus de 50 ans. Une période propice pour jeter des ponts, au moins dans l’esprit de certaines personnes. Une époque tendant vers une forme de réconciliation, d’apaisement et vers davantage d’ouverture.


Même si de nombreux aspects de la présence américaine d’antan perduraient encore dans la culture ou dans l’environnement cubain, toute évocation des États-Unis, de «l’autre côté», du «monde interdit», de l’«ennemi», était bannie. De nos jours, de plus en plus d’évocations explicites des États-Unis se retrouvent dans les rues de Cuba, ce qui aurait été inimaginable il y encore quelques mois. Cuba évolue, vers une plus grande ouverture vers les États-Unis et le reste du monde, tout en restant fidèle à ses principes fondamentaux de la révolution communiste. Je me suis rendu à Cuba début décembre 2016, quelques jours seulement après le décès de l’ancien président Fidel Castro.