INDE du NORD

L'Inde est toute une réalité doublée d'un imaginaire sans fin, qui suscite encore l'imaginaire relatif de chacun. C'est ce pays où l'on vénère des petits hommes bleus, des dieux singes ou à la tête d'éléphant et où les mythologies ressemblent à des contes de fées. Ce sont ces vaches qui, de leur air rassurant, apaisent la vie quotidienne et évoquent une image maternelle et bienveillante en tout endroit. L'Inde, c'est cette cohabitation avec le règne animal. Ce sont ces singes, ces éléphants, ces rats, ces insectes, hissés au rang des divinités et qui font partie intégrante du décor, de la société et de la spiritualité. L'Inde, c'est cette douceur qu'ils ont pour doctrine. C'est la grâce intarissable que respirent leurs lieux de culte et ces cérémonies qui évoquent les premiers pas de l'Humanité. Ce sont ces surprises à chaque fois renouvelées et ces intensités d'émotions qui nous viennent au quotidien. On se rend compte qu’ici, chaque chose est son contraire et qu'une vérité n'existe pas. L’Inde, c'est cette coexistence, jusqu'à preuve du contraire pacifique, entre tous ces êtres marqués de leurs traits propres, imposés par leur naissance et par leur religion, qui nous montre que tout n'est finalement qu'un seul.


L'Inde est comme un livre inépuisable, un chemin sans fin. On pourrait parcourir ses routes à l'infini. Une fois qu'on l'a quittée, l'Inde nous rappelle. Doucement, puis de plus en plus fort, nous poussant à y retourner au plus vite. Comme un besoin devenu presque irrésistible. Récurrent, et dont l'intensité ne baisse étonnamment jamais.